| Projet de Loi sur le financement des EMS LFinEMS |
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Nous saluons le projet de loi LFinEMS et partageons l’appréciation du Service de la santé publique selon laquelle le système actuel n’est plus satisfaisant pour les raisons qui sont exposées dans le commentaire du projet (« système actuel normatif et interventionniste, n’incitant ni à la bonne gestion, ni à la responsabilisation des institutions, mal adapté aux EMS à but lucratif, tarifs disparates »).
Le projet de loi ne tient pas compte du fait que le principe de protection tarifaire fait actuellement l’objet d’un recours au Tribunal fédéral. Pour les recourants, l’Etat pourrait outrepasser ses droits en introduisant une disposition que ne prévoit pas la législation fédérale (LAVS et LPCAVS). Nous sommes donc d’avis qu’en l’état et tant que le droit n’aura pas été rendu sur ce point, cet article ne peut pas figurer dans la loi.
De plus, plusieurs questions concernant la mise en place de cette usine à gaz sont laissées en suspens :
La réalité du terrain indique que cette durée est trop brève pour bon nombre de personnes âgées et qu’un retour prématuré à domicile comporte le risque d’une rechute entraînant une ré-hospitalisation. Cherche-t-on, ici, à réduire les coûts de la santé ou à les augmenter ? Pourquoi ne pas laisser au corps médical le soin de prescrire la durée nécessaire ?
Cette restriction est en outre contraire à la volonté du législatif fédéral (LAMal, art. 56 et 58) et à l’usage qui prévaut dans les autres cantons (canton de Vaud, notamment). Finalement, cette disposition discutable est en contradiction totale avec l’objectif attribué au nouveau mode de financement des EMS qui voudrait « promouvoir la qualité des prestations et plus globalement de la prise en charge ». Comment peut-on, à la fois, chercher à promouvoir la qualité des prestations et renoncer à reconnaître des critères de qualité ?! |
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